Une population jeune qui a tendance à se dévaloriser
Habiter un quartier sensible qui renvoie souvent une image négative à l’extérieur et notamment aux employeurs, avoir eu une scolarité difficile, rechercher un emploi sans succès pendant plusieurs mois… tous
ces facteurs (et d'autres) jouent sur la confiance du jeune qui recherche un travail. Ce manque de confiance se traduit bien souvent par un sentiment de dévalorisation.
Une présentation et un comportement inadaptés à l’entreprise
Le look banlieue, ça plaît aux publicitaires des centres-villes, mais pas forcément aux employeurs. L’idée de cet atelier est née d'un constat d'échec : pourquoi certains demandeurs d'emploi, alors qu'ils avaient
des compétences, étaient chaque fois refoulés ?
Les jeunes des cités connaissent mal les codes du monde du travail. Le discours et le look banlieue, ça ne passe pas aux entretiens d'embauche. Or, pour un employeur potentiel, la 1ère impression est souvent décisive. Les entreprises sont très attentives aux comportements. Certaines d'entre elles sont prêtes à jouer la carte de la diversité et notamment à embaucher des jeunes à faible niveau de qualification. Toutefois elles
souhaitent avoir des garanties.
Des histoires lourdes
Certains jeunes sont « marqués » par un lourd passé qui rejaillit, comme un « handicap »dans leur vie sociale et professionnelle. Cette action permet d’aider ces jeunes à faire la part des choses de façon à ce que leurs « problèmes personnels » ne viennent pas trop « envahir » leur recherche d’emploi et la qualité de leur relation aux employeurs potentiels.
Cette action répond à un véritable besoin
Alors que, de façon générale, les jeunes en difficulté sont assez réticents à participer à des actions mettant en jeu l’expression corporelle sous le regard des autres, leur satisfaction à avoir participé à cet atelier est grande : l’évaluation écrite de l’atelier par les jeunes eux-mêmes montre un indice de satisfaction de 94 %. |