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Sensible à la problématique des inégalités sociales, Neusa n'accepte pas la misère à quelque niveau que ce soit, éducationnel ou culturel compris .
Une fois ses premières années universitaires terminées, elle se trouve plongée dans une école du soir à la périphérie de Santa Maria, la ville où elle vit. A cette époque elle n'a que 18 ans et ses élèves adultes sont d'anciens prisonniers, des voleurs à la tire et autres délinquants. Une classe à majorité masculine. Chaque jour elle doit être prête à toute éventualité d'effondrement, car tout peut basculer, la réalité ne correspondant pas à l'objet de ses études.
"Que vais-je faire de ce que j'ai appris à l'Université, se dit-elle? A quoi cela va-t-il me servir avec les élèves que j'ai?". Réagir d'urgence était impératif.
Faire, ici, maintenant, avec
C'est à ce moment-là qu'elle fait ses premiers pas vers la pédagogie d'urgence. Au théâtre, elle avait eu ses maîtres à penser : Grotowski, Kantor, Meyerhold, Brecht ...Il y a avait ausi des pédagogues qu'elle ne cessait de lire et Paulo Freire était l'un d'eux.
L'engagement social et éducatif de Neusa Thomasi prend toute sa dimension quand en 1987, arrivée en France, elle découvre Chanteloup-les-Vignes et d'autres banlieues de la région Ile-de-France avec toutes leurs complexités, leur violence et leurs inégalités. Elle décide alors de fonder la Compagnie des Contraires : une nouvelle réflexion sur les territoires commence alors. La mise en scène d'urgence prend forme, elle innove en ce qui concerne l'éducation et l'accès à la culture pour tous dans les rues.
Faire
ici, maintenant et avec, sans prendre place ! Car prendre place c'est prendre partie
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